Université Officielle de Bukavu

  • Professeur Associé Sheria Nfundiko Justin

    Domaine de Sciences de l'Homme et de la Société

  • Adresse

    Bukavu, RD Congo

  • Tel

    -

  • Email

    justinsheria@uob.ac.cd

Professeur Associé Sheria Nfundiko Justin

Specialisation: Sciences Sociales - Sociologie de l'Education, Education à la paix

Justin Sheria Nfundiko est Professeur Associé à l’Université Officielle de Bukavu (UOB) et Doyen du Domaine des Sciences de l’Homme et de la Société dans la meme institution. Directeur scientifique adjoint du Centre de Recherche sur la paix et les Conflits dans la région des Grands Lacs (CRECOPAX- GL) de l’Université Officielle de Bukavu. Il est titulaire d’une licence en Sociologie de l’Université Officielle de Bukavu, d’un Master en complémentaires en Sciences Politiques et Sociales, UC Louvain en Belgique et d’un Doctorat en Sciences Sociales à la KU LEUVEN en Belgique. Doctorat préparé an CRPD (Centre de Recherche sur la Paix et le Développement) de la KU Leuven. Intérêts scientifiques Ses intérêts scientifiques sont :

  • Education la paix dans le processus de construction de la paix ;
  • Désarmement, Démobilisation et Réintégration des ex-combattants
  • Violences basées sur le genre
  • Enfants de la rue et marginalité

Cours enseignés :

  • Sociologie et Politique de l’Education en RD Congo  
  • Méthodologie de Recherche en Sciences Sociales
  • Méthodologie d’analyse qualitative

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Marked by more than twenty years of armed conflict, peace remains fragile in the Democratic Republic of Congo (DRC), and more particularly in the eastern provinces of Kivu. The Eastern provinces are facing atrocities from intense armed group activities that have led to internal displacement of the Population. In this case, the South Kivu, The North Kivu and Ituri provinces have registered 428 000 IDPs. In the host communities, numerous schools operate in IDPs camps and are supported by various partners to continue the education process. In brief, teaching and learning about the violent past in order to prevent conflict recurrence in Eastern DRC is faced with three interrelated challenges: (1) teaching materials are scant and superficial in nature, (2) teaching materials exclude topics that are considered controversial, and (3) teachers are ill-prepared to deal with such a difficult past and the polarization it could ensue. There is a need to understand how the literacy education is delivered for children IDPs in the host’s communities. Our research is identifying the Learning and training Materials in literacy education contexts for IDPs and their contribution in the social cohesion and reconciliation in Eastern DRC. The project is focusing in the conflicts settings zones such as: South Kivu, North Kivu and Ituri.

Marquée par des décennies de conflits, la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo reste précaire, particulièrement au Kivu. Comme l’école apparaît comme un levier clé pour transformer la culture de la violence, cet article examine les attitudes de 1 642 enseignants du secondaire à Goma et à Bukavu envers l’éducation à la paix. Concernant l’éducation civique et morale (éducation à la paix indirecte), les enseignants sont optimistes, même si le curriculum aborde la paix de manière abstraite. L’acceptation des punitions corporelles reste préoccupante. L’éducation à la paix directe, portant sur les conflits récents, divise: une majorité y est favorable, mais des réticences persistent, particulièrement à Goma. La temporalité pour introduire cette approche demeure une question centrale.

In this article, we scrutinise the importance of researchers’ positionality vis-à-vis the ‘Global South’/‘North’ binary in the field of international and comparative education. Accounting for the different places we speak from, we reflect on our past experiences as doctoral researchers examining teachers’ role as agents of peace and/or conflict in divided and (post-) conflict societies. In doing so, we challenge the rigidity of the ‘North’/‘South’ demarcation as a singular marker of insider/outsider status. Instead, we propose hybrid positions that are susceptible to change over time and in relation to socio-political contexts and structural power relations. To conclude, we situate our experiences along an intersecting insider-outsider and decoloniality continuum.

La région du Kivu constitue la partie orientale et une marge frontalière mal contrôlée de la République démocratique du Congo [Pourtier, 2009]. Ces deux dernières décennies, elle a été l’épicentre d’une succession de rébellions contre le pouvoir central, avec contrôle territorial par des chefs de guerre rebelles plus ou moins liés aux pays voisins. Les violences sexuelles à grande échelle sont massivement et systématiquement utilisées comme arme de guerre et de déstabilisation communautaire, tant sociale que territoriale, par les différentes parties en présence [Odden et Tonheim, 2013, p. 68]. Nous en proposons une approche concrète, s’écartant un peu de certaines idées reçues.

En effet, les femmes ont été victimes mais aussi actrices directes et indirectes des conflits armés à travers leur recrutement plus ou moins contraint par les groupes armés. Certaines sont aussi impliquées dans l’organisation de la sortie de crise, à travers actions de lobbying et engagement associatif permettant leur entrée sur la scène politique.

Les données présentées ici [2] résultent d’une approche « par le bas » de la posture et du rôle des femmes dans la reconstruction postconflit. Nous analysons d’abord les conséquences de la généralisation des violences pendant et même après les conflits sur la capacité des femmes à entrer dans un processus de résilience : les impacts sur leur statut, la destruction de leur capital social et économique et leur capacité de mobilisation dans le processus de « relèvement des communautés » engagé par les instances internationales. L’analyse porte ensuite sur le processus de résilience du côté des femmes victimes de sévices et viols dans un contexte demeurant troublé ainsi que sur la démobilisation, le désarmement et la réintégration dans la vie civile de celles-ci. Ces deux dimensions sont soutenues par l’analyse critique des interventions des organisations en faveur des femmes. Enfin, nous tenterons de présenter le comportement et le rôle des femmes dans la reconstruction postconflit.

Nous avons mené des observations et des interviews répétées (septembre 2013, décembre 2014 et février 2015) auprès de femmes victimes et actrices des conflits armés, ainsi que de responsables d’organisations intervenant en leur faveur dans la province du Sud-Kivu, sur des territoires qui ont connu d’intenses affres de guerre et des activités importantes de groupes armés : Kalehe (Minova), Fizi (Baraka), Uvira, Mwenga (Kasika), Kabare et Walungu.

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