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Cette étude porte sur les actions entreprises par la société civile entant qu’alternatives à la justice transitionnelle dans le but de construire/reconstruire ou constituer /reconstituer la mémoire collective du passé violent. Il ne s’agit pas d’une simple description des faits et gestes de la société civile dans cette direction mais d’une analyse de ces actions et leur influence possible sur la cohésion sociale au Sud-Kivu. Le Sud-Kivu, l’une des provinces de l’Est de la RD Congo en proie aux violences armées depuis trois décennies, voit émerger en même des organisations de la société civile s’inscrivant dans la logique de la promotion de la paix et de la cohésion sociale. C’est à la suite d'un quasi-abandon de responsabilité par l’Etat que la société civile intervient dans les questions mémorielles sous une forme de substitution à la CVR(Loi n°/04/018 du 30 juillet 2004 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Vérité et Réconciliation, 2004) d’après notre entendement mais que l’absence de conjonction, d’articulation et de coordination des actions peut aussi représenter le risque de l’enracinement et de la reproduction des conflits violents (au regard de la diversité de la société civile et des mobiles qui sous-tendent l’engagement dans le travail de mémoire). Les mécanismes de Justice transitionnelle sont promus pour faire face aux fractures sociales créées par des décennies de conflits mais seuls ne semblent pas suffisants pour rétablir la cohésion sociale car dans la manière de les appliquer il y a risque de cristalliser davantage la méfiance entre communautés. Le recours à une approche complémentaire et plus sociologique devient nécessaire, celle de la réconciliation post-conflit avec ses postulats (Licata et al.)
Objectifs généraux:
- Comprendre l’activisme de la société civile sur les questions de mémoire de conflit au Sud-Kivu
- Comprendre l’influence de l’activisme de la société civile dans les questions mémorielles sur la cohésion entre communautés (cohésion sociale) au Sud-Kivu.
Grace à la recherche qualitative (archives, entretiens, récits de vie et FGD), le terrain permettra finalement de comprendre dans quelle mesure l'implication de la société civile dans les questions mémorielles influence la cohésion sociale au Sud-Kivu.
Marked by more than twenty years of armed conflict, peace remains fragile in the Democratic Republic of Congo (DRC), and more particularly in the eastern provinces of Kivu. The Eastern provinces are facing atrocities from intense armed group activities that have led to internal displacement of the Population. In this case, the South Kivu, The North Kivu and Ituri provinces have registered 428 000 IDPs. In the host communities, numerous schools operate in IDPs camps and are supported by various partners to continue the education process. In brief, teaching and learning about the violent past in order to prevent conflict recurrence in Eastern DRC is faced with three interrelated challenges: (1) teaching materials are scant and superficial in nature, (2) teaching materials exclude topics that are considered controversial, and (3) teachers are ill-prepared to deal with such a difficult past and the polarization it could ensue. There is a need to understand how the literacy education is delivered for children IDPs in the host’s communities. Our research is identifying the Learning and training Materials in literacy education contexts for IDPs and their contribution in the social cohesion and reconciliation in Eastern DRC. The project is focusing in the conflicts settings zones such as: South Kivu, North Kivu and Ituri.
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