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Le débat relatif à l’égalité homme-femme constitue une problématique à la fois complexe et stimulante. Complexe parce qu’il mobilise de manière transversale plusieurs champs scientifiques et sociaux, chacun y apportant une lecture spécifique qu’il devient difficile de le circonscrire objectivement dans une seule discipline sans faire recours à l’éclectisme et l’interdisciplinarité.
Stimulante en ce qu’il s’alimente d’une pluralité de représentations théoriques et pratiques, parfois complémentaires, parfois divergentes, contribuant ainsi à enrichir la réflexion critique. Dans une perspective dialectique entendue ici dans son acception classique articulée autour d’une thèse, d’une antithèse et d’une synthèse , la présente analyse adoptera comme thèse de départ les postulats du féminisme (liberal et matérialiste), envisagé tant comme paradigme en relations internationales que comme courant structurant en théorie juridique.
Ce cadre théorique permettra d’élaborer une lecture ontologique et épistémologique du sujet, en posant notamment la question de savoir si : l’égalité entre les sexes constitue-t-elle une réalité objectivable d’un point de vue scientifique ? Cette interrogation ouvre la voie à de nombreuses problématiques connexes, telles que : peut-on identifier un socle épistémologique commun à l’ensemble des courants féministes ?, ou encore : existe-t-il un savoir spécifiquement féminin ? Autant de questions fondamentales qui interrogent les fondements du savoir, les modes de construction de la vérité, et les enjeux de pouvoir inhérents à toute entreprise de connaissance.
La réfutation de la thèse égalitariste s’ancrera principalement dans les critiques émanant de l’essentialisme., en écartant délibérément les approches relevant du masculinisme ou de l’intersectionnalité, considérées ici comme périphériques à l’enjeu ontologique principal. La synthèse dialectique, quant à elle, devrait être fondée sur les apports du constructivisme conçu comme un cadre théorique apte à intégrer les dynamiques de socialisation, de représentation et de construction identitaire autour de la question du genre, mais ne sera pas donnée, pour laisser à chacun des participants la latitude de s’en faire une.
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