Laboratoire d’Hydrobiologie, d’Aquaculture et Gestion des Ressources Naturelles

Projet LHAGREN-UOB ET EAC4NATURE/GIZ

Projet LHAGREN-UOB ET EAC4NATURE/GIZ

 

L’atelier de lancement officiel des activités est intervenu le 29 juillet 2025, soit 13 jours après la signature du contrat avec le Laboratoire d’Hydrobiologie, d’Aquaculture et Gestion des Ressources Naturelles (LHAGREN-UOB) et le début des activités. Certains invités ont participé à cet atelier en présentiel et d’autres en ligne à la suite du contexte sécuritaire du moment. Cet atelier a connu la participation des plusieurs invités, parmi lesquels deux autorités de l’UOB, deux représentants des entreprises de valorisation des déchets solides (SAV & Food Initiative) et deux représentants de la GIZ.

Les mots de bienvenue ont été prononcés par le Professeur AKONKWA BALAGIZI Désiré, enseignant-chercheur à l’Université Officielle de Bukavu et Directeur du LHAGREN. Il a commencé par accueillir les invités et a demandé à chacun de se présenter avant de présenter brièvement l’Université Officielle de Bukavu et le LHAGREN, l’un des laboratoires du Département/Filière de Biologie, qui exécute ce projet. Ensuite il a présenté l’agenda de l’atelier avant de passer à la projection de la présentation du projet LHAGREN-EAC4NATURE.

  1.  

Reprenant la parole, le Professeur AKONKWA BALAGIZI Désiré, a commencé par montrer l’importance du lac Kivu et de la rivière Ruzizi avant de se focaliser sur la problématique de gestion des déchets dans la ville de Bukavu et qui impacte sur la qualité des eaux et la biodiversité du lac Kivu la rivière Ruzizi et voir même du lac Tanganyika.

Dans sa présentation, le Directeur de LHAGREN est revenu sur les réalisations et les défis des activités du projet pilote exécuté en 2022 avant de présenter aux participants les objectifs et les activités du projet régional qui sera exécuté par le laboratoire dans le cadre du projet « EAC4NATURE : Appui à la gestion des solutions basées sur la nature avec la Communauté de l’Afrique de l’Est » financé par l’Union Européenne. Click sur ce lien pour en savoir plus sur le rapport du projet Pilote

Le Directeur de LHAGREN a d’abord présenté aux participants, avec explications les activités préliminaires du projet d’« Elaboration d’un plan urbain complet et intégré d’assainissement et gestion des déchets solides de la ville de Bukavu avec l’approche de l’économie circulaire pour une meilleure protection des eaux du lac Kivu et de la rivière Ruzizi ». Ensuite, il a présenté le planning des activités qui ont débutés le 14/07/2025 et qui vont se clôturer le 14/01/2026, et enfin il a présenté aux participants les perspectives de ce projet pour l’année prochaine.

  1.  

Monsieur Pierre Claver NAHAYO, pour le compte de la GIZ a présenté aux participants le modèle de gestion des déchets selon l’approche de l’économie circulaire.

Il a commencé par expliquer la problématique de gestion des eaux et de la biodiversité du lac Tanganyika face aux menaces de pollution par les déchets venant des agglomérations urbaines. Il a montré les défis de protection du lac Tanganyika sans commencer par le lac Kivu qui s’y déverse via la rivière Ruzizi.

Dans sa présentation, il a plus insisté sur le mode de gestion des déchets qui est encore linéaire et non circulaire, où les consommateurs se débarrassent des déchets au lieu de les gérer et les valoriser pour des gains socio-environnemental et l’économique. Il a demandé à tous les participants entre autres les entrepreneurs, les chercheurs et les décideurs à une collaboration car les problèmes de gestion de déchets concernent tout le monde. Il a fini en démontrant que la bonne gestion des déchets sous l’approche de l’économie circulaire a des impacts positifs non seulement sur l’environnement mais également sur les conditions de vie socio-économique de la population.

Toutes ces présentations ont édifié les participants qui attendaient avec impatience cet événement. Reprenant la parole, le Directeur de LHAGREN s’est directement adressé aux participants en les invitant à poser des questions en rapport avec les deux communications.

Les principales questions posées ont porté sur :

- La part des actions réalisées dans le cadre de l’intervention pilote & la présente intervention ;

- La qualité des données disponibles sur la collecte, le traitement des déchets & impacts sur la qualité des eaux ;

- Comment la qualité du document produit reflétera l’avis des parties prenantes dans le domaine.

Les paragraphes ci-dessous reviennent sur le détail des questions posées et des réponses données.

Lors de la première prise de parole, Monsieur MANASSE de la GIZ Kinshasa, après avoir félicité le LHAGREN des réalisations du projet pilote et l’initiative de se rapprocher de la communauté, chose souvent reprochée aux scientifiques, il a voulu savoir :

  1. Si l’activité de cartographie prévue dans ce projet n’avait pas été faite lors du projet pilote étant donné que les marchés le long du lac Kivu, constituant les grandes sources des déchets solides, étaient déjà concernés par la partie pilote.

A cette première question le Directeur de LHAGREN a réagi en expliquant que le projet piloté était plus focalisé en aval à part les sensibilisations, cette fois-ci il sera également question d’intervenir en amont pour identifier toutes les sources des déchets qui finissent vers le lac Kivu et la rivière Ruzizi.

  1. Pourquoi le LHAGREN n’a pas tenu compte des sensibilisations à la radio ou à travers les réseaux sociaux dans le cadre de ce projet ?

A cette question, il a été répondu que dans la suite des activités il est prévu de sensibiliser la population sur la gestion des déchets avec l’approche de l’économie circulaire, à travers la page web LHAGREN sur le site internet de l’université, les médias et les réseaux sociaux.

  1. Etant un Laboratoire de recherche, le LHAGREN ne prévoit-il pas un accompagnement scientifique dans ce projet ?

A cette question la réponse était que le LHAGREN prévoit un accompagnement scientifique, plus que celui du projet pilote où deux étudiants avaient travaillé sur l’évolution de la croissance des végétaux aquatiques restaurés et un sur la caractérisation des déchets plastiques collectés.

  1. Il n’existe pas un travail déjà fait sur le plan d’assainissement à la mairie de Bukavu ?

Il a répondu en précisant qu’il existerait un draft, raison pour laquelle le LHAGREN prévoit la partie documentation pour rassembler toutes les informations à ce sujet en faisant participer cette fois-ci toutes les parties prenantes afin de produire un plan d’assainissement le plus complet possible pour la ville de Bukavu.

  1. Quels sont les success stories des panneaux installés lors du projet pilote ?

A cette question, le Directeur a répondu que la majorité des panneaux installés lors du projet pilotes sont encore visibles dans les sites d’intervention comme les marchés et les sites de restauration des végétaux aquatiques et demeurent des objets de sensibilisation les plus visibles jusqu’à présent avec des messages sur l’assainissement et la protection du lac Kivu et de la rivière Ruzizi.

A la deuxième prise de parole, le participant Mr. Patrick BAHATI, responsable de l’entreprise SAV de valorisation des déchets biodégradables, a voulu savoir ce qu’il en est des critères de sélection du cartographe, car eux possèdent quelques données sur l’emplacement des dépotoirs pirates dans la ville de Bukavu.

A cette question le Directeur de LHAGREN a répondu que bientôt l’appel à manifestation d’intérêt sera lancé et les critères y seront bien définis.

La troisième intervention fut celle du Professeur NTAMWIRA, Chef de Département de Biologie, qui a voulu savoir comment le LHAGREN compte évacuer les dépotoirs pirates des déchets et empêcher que ça ne puisse de nouveau revenir.

A sa question il lui a été répondu que le LHAGREN ne va pas évacuer les déchets dans la ville de Bukavu, le LHAGREN va travailler avec des organisations ou entreprises privées œuvrant dans le domaine de l’assainissement et valorisation des déchets, ainsi qu’avec les partenaires étatiques qui ont le pouvoir coercitif de décourager et corriger ces mauvaises habitudes dans la société.

La quatrième intervention était celle du Professeur CIKWANINE qui a proposé à l’équipe du projet de tenir compte des rapports des enquêtes de UNHABITAT sur l’assainissement dans la ville de Bukavu.

  • Mots du partenaire GIZ et de l’UOB et clôture de l’atelier

 

Le représentant de la GIZ, Mr. Pierre Claver a commencé par remercier l’Université Officielle de Bukavu à travers son Laboratoire d’Hydrobiologie, d’Aquaculture et Gestion des Ressources Naturelles qu’il a encouragé dans le cadre de l’exécution de ce projet. Il a également apprécié l’ambiance qui a régné pendant l’activité du lancement officiel du projet et a souhaité le maintien d’une bonne collaboration pour une réussite beaucoup plus large.

 

Photo 1. Quelques images de succès du projet pilote réalisé par le LHAGREN-UOB en 2021-2022

Ces différents discours prononcés et promesses faites ont été couronnés par le mot de clôture du Représentant du Recteur de l’Université Officielle de Bukavu; le Professeur CIKWANINE KASIGWA, Doyen de la Faculté des Sciences qui a commencé par féliciter le directeur du LHAGREN, le Professeur Désiré AKONKWA pour le travail abattu depuis le projet pilote tout en l’encourageant avec toute son équipe à faire de même avec le nouveau projet pour l’honneur de l’Université en particulier et de la province en général. Ensuite, au nom du Recteur de l’UOB, il a officiellement lancé les activités du projet tout en remerciant la GIZ de la confiance renouvelée envers l’Université Officielle de Bukavu à travers le LHAGREN.

Après ce mot de lancement officiel des activités du projet, le Directeur du LHAGREN a pris la parole juste pour clôturer l’atelier en remerciant les participants pour leur participation active.

Commencé à 14h00, l’atelier a pris fin à 16h00, heure de Bukavu, dans une très bonne ambiance.

Pour le LHAGREN-UOB

Prof. AKONKWA BALAGIZI Désiré